| | Le Beaufortain est resté, pendant des siècles, éloigné des centres de décision politique. Mais dire que la vallée est restée fermée et repliée sur elle-même serait une erreur. En effet, le Beaufortain fut considéré dès le XVIe siècle comme le massif le plus peuplé et l'un des plus prospère du duché de Savoie.
Cette richesse n'était pas due qu'au commerce fructueux du bétail et des fromages déjà réputés. Elle supposait des relations avec l'extérieur, bien sûr limitées par le climat et les voies de communication.
''Un peuple heureux n'a pas d'histoire'' dit l'adage. La richesse des archives beaufortaines qui permettent de soulever le voile du passé est là pour le démentir...
La Savoie, un Etat qui mit plusieurs siècles à se constituer
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Vue de Bisanne et du Mont Blanc
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Au début du XIe sìècle, Humbert aux Blanches Mains, les comtes puis les ducs de Savoie ses sucesseurs, rassemblèrent patiemment des terres dans les Alpes du Nord de part et d'autre des crêtes. On les surnomma les portiers des Alpes.
C'est la raison pour laquelle chaque vallée a une histoire originale, le Beaufortain plus que toutes autres car sa situation géographique accentue encore ses particularités. En effet, la route qui y pénètre a des assises difficiles sur les pentes très relevées des gorges du Doron à Venthon.
Autrefois, les communications étaient plus faciles par les cols :
- les cols de la Bâthie, des Cormets d'Arêches et de Roselend (vers la Tarentaise),
- le col du Joly (vers le Val Montjoie),
- les cols des Saisies et de la Forclaz (vers le Val d'Arly).
Trois lieux avait une importance historique :
L'extension et la vitalité des forêts en Beaufortain expliquent certainement les difficultés de défrichement et la date tardive de la première occupation de la région. Pour l'instant, aucun vestige des âges du Bronze et du Fer n'y a été découvert.
Les premières occupations de la région
Au 1er siècle avant J.C., la peuplade des Ceutrons occupait un territoire comprenant la Tarentaise, le Val Montjoie, le Val de Chamonix et le Beaufortain.
En même temps que les autres peuplades des Alpes, les Romains les soumirent dans le dernier quart du 1er siècle et créèrent la province des Alpes Grées, ayant dans sa capitale Aime ou Darantasia un procurateur.
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Les voies de communication
Greffée à l'importante voie allant de Milan à Vienne en passant par le Petit Saint-Bernard, une voie vicinale partait de Bergintrum (Bourg Saint Maurice) en direction du Beaufortain par le Col de Roselend. De même, elle partait pour le Val Montjoie par le col du Bonhomme.
NB : Une stèle funéraire anépigraphique romaine, trouvée dans le vallon du Treicol est conservée à la chapelle du Praz (Beaufort). |
L'origine de nos communes
Un grand domaine rural (villa) occupait la plus grande partie du Beaufortain. Son propriétaire se nommait Lucius et il a donné son nom à la vallée de Luce et à Hauteluce. Les 4 paroisses de Luce étaient la dénomination du Beaufortain au Moyen Age.
Au Ve siècle, lors de l'invasion burgonde, le domaine fut probablement partagé et la commune de Villard, de par son nom, en serait le démembrement. |
Une zone d'ombre dans l'Histoire
Aucun document écrit n'éclaire la nuit des sept siècles suivants. Nous savons cependant qu'après les Burgondes, le Beaufortain fit parti d'un royaume mérovingien, puis de l'empire carolingien.
Suite au traìté de Verdun (843), ce fut la Lotharingie qui s'émietta aux IXe et Xe sìècles...
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